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Habitation Anse Latouche


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Anse Latouche, 97221 Le Carbet

Détruite par l’éruption de la Montagne Pelée en 1902, l’habitation Anse Latouche serait l’une des plus anciennes Habitations de la Martinique. Aujourd’hui, elle accueille le premier zoo de l’île.

L’habitation Anse Latouche aurait appartenu à Guillaume d’Orange. François Samuel de La Touche (1637 à Paris – 9 juin 1721 à Fort Royal) épouse la fille de Guillaume d’Orange, Marie-Madeleine d’Orange (1654 – 28 décembre 1728 à Fort-Royal), en 1667, et donne son nom à la rivière et à l’habitation.

À la fin du XVIIe siècle, Banchereau, négociant de Saint-Pierre, racheta 300 hectares à plusieurs petits propriétaires en fit de l’habitation l’une des plus grandes exploitation de l’île.

En mai 1717, l’habitation Anse Latouche est le théâtre d’un moment du Gaoulé : les représentants du régent, le gouverneur de la Varenne et son intendant y sont retenus prisonniers par les colons avant d’être renvoyés par bateau en France. Ils étaient venus annoncer l’interdiction de la création de nouvelles sucreries et du commerce du sucre avec les îles voisines.

L’habitation appartint dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à François Louis Aubin de Bellevue, dit Jean François, capitaine de cavalerie, né au François en 1733 ; huitième enfant de François Aubin, il avait épousé avant 1755 Marie Anne Charlotte Banchereau Latouche. En 1804, celle-ci, devenue veuve, vendit l’habitation à son fils unique, Jean Anne François.

En 1836, la famille Crassous devient propriétaire. Puis, elle passe entre les mains de plusieurs propriétaires dont les Desgrottes.
En 1889, les frères Ambaud installent une distillerie et produisent du rhum. La production cessera en 1940.
L’habitation est enfin vendue à la famille Marie qui périt en 1902 lorsque la nuée ardente détruit l’habitation, avant d’être restaurée par Jean-Philippe Thoze (créateur du Jardin de Balata) qui a su en faire un très bel endroit doté d’un jardin exceptionnel.

Description

La documentation fournie par les exploitants des ruines indique que la maison existait sur un plan datant de 1720. La construction était sur deux niveaux et de style colonial. Le sol était recouvert d’un carrelage de marbre noir et blanc. Les briques rouges étaient utilisées. À l’origine, la toiture devait être de tuiles en écailles, puis elle a été recouverte de tuiles de Marseille. De très nombreuses ouvertures en faisaient une maison très aérée et ouverte à la lumière.

Un bassin avec un jet d’eau portant la date de 1743, occupe encore le centre d’un jardin au cœur de l’habitation.

Face à la maison du maître, de l’autre côté de la rivière Latouche, sur son flanc, le quartier des esclaves comptait 24 cases. Des ruines de cases d’ouvriers s’alignent encore sur la petite hauteur qui surplombe le cours d’eau, lequel alimentait le moulin. Ces ruines sont situées sur la commune de Saint-Pierre.

Il reste également des vestiges :

  • d’une indigoterie
  • d’une manioquerie
  • d’une poterie
  • d’un moulin
  • d’une forge
  • d’une coulisse à canne à sucre
  • une digue
  • un aqueduc

Enfin, une collection d’insectes attend les curieux qui sauront s’égarer dans les méandres du sens de la visite qui ne conduit pas forcément là où l’on souhaite aller…
Un zoo s’est installé récemment parmi les plantes tropicales de la propriété. Visitez le site internet pour plus d’informations !

 

Sources : Wikipedia ; Lonely Planet
Photos : ©CC Wikimedia

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